13-04-2012
Moins de deux semaines ont passé depuis les championnats de France bateaux courts à Cazaubon. Mais leur souvenir est déjà (presque) effacé pour les rameurs du collectif France. Tous ont déjà l’esprit et les regards tournés vers la saison internationale. Avec, pour une bonne partie d’entre eux, une première compétition soulignée d’un trait épais : les régates de Piediluco, en Italie, 26e édition du Mémorial Paolo d’Aloja, du nom de l’ancien président de la Fédération italienne d’aviron.
À la première lecture, l’évènement pourrait sembler n’être qu’un hors d’œuvre, une agréable mise en bouche avant le début de la Coupe du Monde, prévu du 4 au 6 mai à Belgrade, et les régates de sélection olympique, un peu plus de deux semaines plus tard à Lucerne. Mais l’impression est trompeuse. Pour preuve la taille de la flotte française engagée sur le lac de Piediluco, un site naturel posé à près de 400 m d’altitude : 9 bateaux.
Pascal Berrest, le DTN, n’en fait pas mystère : cette première compétition internationale ne sera pas à prendre à la légère. « La présence des meilleurs Italiens, mais également de plusieurs bateaux serbes et d’une excellente opposition grecque, notamment en deux et quatre sans barreur, nous permettra de nous tester face à une excellente concurrence », explique-t-il.
Parmi les trois coques déjà qualifiées pour les Jeux de Londres, deux feront leurs débuts internationaux dès vendredi sur le lac italien : le deux de couple, formé de Julien Bahain et Cédric Berrest, et le quatre de pointe sans barreur poids légers, composé de Fabrice Moreau, Franck Solforosi, Thomas Baroukh et Nicolas Moutton. Commentaire de Pascal Berrest : « Pour le premier de ces deux bateaux, des noms prestigieux composent les bateaux Italiens, nation qu'on ne voit plus beaucoup aux avant poste en 2 de couple depuis quelque temps . Le quatre quant à lui, engagé dans une composition inédite, aura fort à faire face aux Italiens, médaillés mondiaux l’an passé. »
Absent de marque, le deux de couple poids légers, formé cette saison de Jérémie Azou et Stany Delayre, effectuera sa rentrée le mois prochain à Lucerne. Dans l’intervalle, ces deux rameurs auront goûté à l’eau de la Coupe du Monde de Belgrade, début mai, mais dans l’épreuve du skiff, où ils ont pris les deux premières places aux récents championnats de France. Autre absence, mais pour blessure, le deux de pointe poids légers, Bette/Tilliet, Fabien Tilliet souffrant actuellement d’une tendinite.
Pour une large poignée de bateaux français, le Mémorial Paolo d’Aloja aura déjà un fort parfum olympique. Sans être décisif dans le processus de sélection pour les Jeux, il pourrait apporter des indications assez nettes sur les chances des uns et des autres de décrocher leur billet pour la régate de qualification, le mois prochain à Lucerne. On pense notamment à la paire Germain Chardin et Dorian Mortelette, impressionnante de puissance deux semaines plus tôt à Cazaubon, désormais concentrée sur l’objectif olympique en deux. La remarque vaut également pour Alice Mayne et Stéphanie Dechand en deux de pointe féminin, pour Eugénie Vince et Chloé Poumailloux en deux de couple poids légers, et pour le quatre de couple toutes catégories, composé de Benjamin Chabanet, Matthieu Androdias, Pierre-Jean Peltier et l’expérimenté Adrien Hardy.
Le quatre sans barreur masculin constituera une forme d’exception, tout au long du week-end, puisqu’elle s’avère être la seule catégorie où deux bateaux française seront au départ. Benjamin Lang, Michaël Molina, Sébastien Lente et Benoît Brunet monteront dans le premier, alors que Jean-Baptiste Macquet, Julien Despres, Benjamin Rondeau et Matthieu Moinaux feront équipe dans le second. Les deux équipages ont travaillé avec beaucoup d’intensité lors du stage de Bellecin, ces derniers jours. Leurs premières sorties seront intéressantes à suivre dans la perspective des régates de sélection olympique de Lucerne.
Enfin, la flotte française sera complétée, sur le plan d’eau italien, d’un skiff marqué du sceau de la jeunesse (Mickael Marteau, 20 ans), et d’un quatre de couple féminin d’un genre inédit, formé de Marie Le Nepvou, Myriam Goudet, Hélène Lefebvre et Noémie Kober.
À la différence d’une Coupe du Monde, les régates internationales de Piediluco se disputeront en deux phases successives mais identiques : séries vendredi après midi puis finales samedi matin, re séries samedi après midi et deuxièmes finales dimanche matin. À suivre sur ce www.avironfrance.fr